Origine

Le Gouvernement du Québec a donné comme mission à l’école « d’instruire, socialiser et qualifier» avec l’objectif plus spécifique d’augmenter le taux de diplomation.

En 1996, dans la foulée des États généraux sur l’éducation, le ministère de l’Éducation (appelé depuis le printemps 2004 : ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS)) se donnait un plan d’action intitulé Prendre le virage du succès visant à assurer la réussite du plus grand nombre d’étudiants. L’une des actions identifiées pour favoriser la mise en œuvre cohérente de la réforme et une meilleure harmonisation entre les ordres d’enseignement (scolaire, collégial et universitaire) consistait à implanter dans chaque région administrative une instance régionale interordres.

Ainsi, la Commission des États généraux sur l’éducation, dans son rapport final, recommandait la création d’une instance de concertation interordres afin « notamment de planifier la carte des options d’une filière professionnelle et technique intégrée, pour mener ou commanditer des recherches sur des problèmes propres à la région ou pour organiser une concertation avec les organismes de développement régional et économique ».

Création de la TEIOM

Au cours de l’année 1999-2000, sous l’initiative de la Direction régionale du ministère de l’Éducation en Montérégie, la Table d’Éducation interordres de la Montérégie était créée. De concert avec des partenaires, le décrochage scolaire a alors été identifié comme étant une problématique régionale qui méritait une attention particulière.

En février 2001, l’Instance interordres de la Montérégie confiait à un sous-comité le mandat de préparer une Entente spécifique pour favoriser la réussite scolaire.

La lutte pour contrer le décrochage scolaire et l’Entente spécifique sont alors inscrites dans l’Entente cadre montérégienne gérée par le Conseil régional de développement de la Montérégie (CRDM a été remplacé depuis 2004 par les Conférences régionales des élus – celle de l’Est de la Montérégie, celle de l’Ouest de la Montérégie et celle de Longueuil).

Après plusieurs échanges, les membres de l’Instance interordres de la Montérégie se sont entendus sur le contenu de l’Entente. Celle-ci a été signée en 2003 et a été reconduite en 2005 et en 2008 pour trois ans par les mêmes signataires, à l’exception de l’Université Laval, du CRDM et du ministère des Régions. Le Forum Jeunesse Montérégie adhère également à l’Entente.

La mise en œuvre des travaux régionaux a été confiée par la Table d’Éducation interordres de la Montérégie à un comité interordres et intersectoriel nommé Réussite Montérégie.