Des impacts maintenant et demain

Le type de parcours scolaire et les diplômes obtenus ont des répercussions sur plusieurs dimensions de la vie des individus et de la vie collective. Haveman et Wolfe (2002) ont relevé dans leur catalogue des effets de la scolarisation 17 secteurs de la vie sociale qui bénéficient de l’éducation :

  1. Productivité individuelle sur le marché du travail.
  2. Rémunération non salariale sur le marché du travail (avantages sociauxet conditions de travail).
  3. Productivité intrafamiliale.
  4. Qualité de l’éducation des enfants grâce à des activités familiales.
  5. Qualité de la santé des enfants.
  6. Probabilité d’avoir des enfants en très bas âge.
  7. Santé personnelle.
  8. Efficacité des choix de consommation.
  9. Efficacité de la recherche sur le marché du travail.
  10. Efficacité quant au choix du conjoint.
  11. Fécondité (en vue de l’obtention du nombre d’enfants souhaité et changement de la taille de la famille).
  12. Dons de charité.
  13. Épargne.
  14. Innovations technologiques.
  15. Cohésion sociale (vote, équité sociale, confiance envers l’autre).
  16. Autonomie et indépendance économique.
  17. Réduction de la criminalité.

Cette liste-ci ne présente que des effets non pécuniaires de la scolarité. Tous savent cependant que plus le nombre d’années d’études est élevé et le diplôme prestigieux, plus la rémunération est élevée : le salaire d’un universitaire est en moyenne le double de celui d’un détenteur d’un DES. La relation entre le niveau de scolarité et le revenu est exprimée clairement dans le graphique ci-dessous. 

 

Revenu d’emploi, selon le niveau de scolarité et selon le sexe, Québec, 2007

 Source : Enquête sur la dynamique du travail et du revenu, Statistique Canada
 Données compilées par l’Institut de la statistique du Québec , 4 mars 2011