Quelques définitions

Le monde de l’éducation possède un vocabulaire bien à lui auquel se rattachent des expressions dont les définitions sont parfois très spécialisées. Afin d’assurer un maximum de clarté, voici la définition de quelques-uns des concepts les plus utilisés en éducation.

La persévérance scolaire est la poursuite d’un programme d’études en vue de l’obtention d’une reconnaissance des acquis (diplôme, certificat, attestation d’études, etc.). Ce terme est préféré à celui de « décrochage » au niveau des études postsecondaires.

La réussite scolaire est synonyme d’achèvement avec succès d’un parcours scolaire. Les résultats scolaires et l’obtention d’une reconnaissance des acquis (diplôme, certificat, attestation d’études) sont des indicateurs de réussite scolaire.

La réussite éducative est une notion beaucoup plus large que celle de réussite scolaire et donc plus difficilement mesurable. De fait, la réussite éducative se rapporte à l’ensemble des missions confiées à l’école. Il convient de rappeler la mission confiée aux écoles québécoises. Modifiée en décembre 2002, la Loi sur l’instruction publique précise que l’école « a pour mission, dans le respect du principe de l’égalité des chances, d’instruire, de socialiser et de qualifier les élèves, tout en les rendant aptes à entreprendre et à réussir un parcours scolaire » (GOUVERNEMENT DU QUÉBEC, Loi sur l’instruction publique, chapitre III, section I, article 36, 1998). Instruction, socialisation, qualification sont donc les trois dimensions inhérentes à la réussite éducative :

  • l’instruction réfère à l’acquisition des compétences nécessaires pour assurer son développement cognitif et la maîtrise des savoirs;
  • la socialisation s’exprime par sa capacité à établir et entretenir des relations sociales, à s’adapter et s’intégrer à la vie en société, à exercer une citoyenneté responsable. Cela se traduit, notamment, par l’acquisition de compétences nécessaires pour assurer son développement social et affectif;
  • la qualification se manifeste par l’obtention, à la fin d’un parcours scolaire, d’une reconnaissance officielle des compétences requises pour exercer un métier ou poursuivre des études à un palier supérieur. Ces compétences, déterminées dans le programme de formation, devraient favoriser son intégration sociale et professionnelle.

L’abandon scolaire signifie l’interruption définitive ou temporaire des études avant l’obtention d’une reconnaissance des acquis (diplôme, certificat, attestation d’études, etc.) de la part d’une institution d’enseignement. Le terme « abandon » est utilisé à la fois pour les niveaux secondaire, collégial et universitaire.

Un décrocheur est un élève « sortant » qui, pour le MELS,  répond aux deux critères suivants :

  1. Il n’obtient ni diplôme ni qualification durant l’année considérée (les diplômes retenus sont les suivants : DES, DEP et ASP; les qualifications retenues sont les suivantes : CFER, ISPJ, AFP, CFMS et CFPT);
  2. Il n’est pas inscrit durant l’année suivante, ni en formation générale (jeunes ou adultes), ni en formation professionnelle, ni au collégial, dans un établissement d’enseignement au Québec.

Il faut prendre la mesure du temps qui s’écoule entre le moment où l’étudiant quitte concrètement l’école et celui où il entre dans le calcul des statistiques en tant que « décrocheur ». Par exemple, si un élève quitte l’école au cours de l’année scolaire 2010-2011, ce n’est qu’à la toute fin de l’année scolaire de 2011-2012 qu’il sera officiellement considéré comme un décrocheur. Autre exemple, si un élève quitte l’école en novembre 2010 et se réinscrit en formation des adultes en mai 2012, il ne sera pas comptabilisé par le MELS en tant que décrocheur, car il ne répond pas au deuxième critère. 

Le décrochage scolaire est une expression généralement utilisée dans le contexte d’un abandon à l’ordre d’enseignement secondaire. Il signifie l’interruption définitive ou temporaire des études avant l’obtention d’une reconnaissance des acquis (diplôme, certificat, attestation d’études, etc.) de la part d’une institution d’enseignement. La mesure du décrochage scolaire peut se faire à l’aide de deux indicateurs qu’il faut distinguer.

  1. Le taux de sortie sans diplôme ni qualification (TSSDQ) désigne la proportion des élèves qui quittent le système scolaire au cours d’une année donnée. Pour faire le calcul, le nombre d’élèves qui quittent le secteur jeune du secondaire sans diplôme ni qualification est divisé par le nombre total de sortants avec ou sans diplôme. Ce calcul est aussi nommé taux de décrochage.
  2. Le deuxième indicateur, le taux de non diplômés, rapporte le nombre de décrocheurs d’une classe d’âge dans l’ensemble de la population. Pour faire le calcul, on sélectionne une classe d’âge (les 17 ans; les 18-24 ans, etc.) de la population, ensuite, pour ce bassin de population, le nombre de personnes sans diplôme ni qualification et qui ne sont pas aux études est divisé par l’ensemble de la population de cette même classe d’âge.

Note : Ces deux mesures sont souvent confondues, et pour cause, le taux de décrochage a changé de définition au cours des dernières années. Auparavant, le taux de décrochage était l’expression consacrée qui désignait ce que nous avons ici nommé le taux de non diplômés. Mais depuis quelques années (nous n’avons pas été en mesure de retrouver la date exacte de ce changement), le taux de décrochage désigne le TSSDQ.

Le taux de diplomation en 5, 6 ou 7 ans permet d’identifier la proportion d’une cohorte d’élèves à la suite d’une première inscription au secondaire. Une diplomation en 5 ans signifie  l’obtention d’un DES à la suite d’un parcours sans interruption. Une diplomation en 7 ans signifie que l’obtention du DES aura nécessité 2 ans supplémentaires au parcours « régulier ». Le taux de diplomation en 7 ans correspond assez bien au taux de diplomation avant 20 ans, car si la grande majorité des élèves débutent le secondaire à l’âge de 12 ou 13 ans, 7 ans plus tard ils seront âgés de  19 ou 20 ans.

Pour plus d’informations concernant les calculs du taux de décrochage, consultez notre ABC du calcul de taux de décrochage.

 

Source : Partenaires pour la réussite éducative en Estrie (PRÉE);

Partenaires pour la réussite éducative dans les Laurentides (PREL)